NewOrcq
Jamais sans toi ni toit
Open menu
  • Accueil
  • Chronique
    • Actus
    • livre
    • film
    • expo
    • agenda
    • gestion
  • Savoir
    • Rencontrer - Admirer
    • Apprendre - Comprendre
    • Pratique - Outil
  • Ensembles
    • Famille
    • Famille de Willy
    • Famille de Monique
    • Réseaux
    • RéseauWetM
  • Voir
    • Tournai
    • Bruxelles
    • Valencia
    • Granger
    • New York
    • Turin
    • Rome
    • Spa
    • Antoing
    • Kassel
  • Gestion
    • notes-internes
    • citation
    • Partage
    • modèles
 
  1. Vous êtes ici :  
  2. Gestion
  3. notes-internes

Test sidebar LEFT

{field 66}
{field 67}
{field 68}
{field 69}
{field 70}

article

« Butor »: une biennale d’art entre ciel et terre ****

Jean-Marie Wynants

Critique - Journaliste au pôle Culture

Par Jean-Marie Wynants

Publié le 31/08/2026 à 12:24 Temps de lecture: 2 min

En pleine campagne, à quelques kilomètres de Tournai, un parcours parfaitement fléché invite à découvrir les œuvres surprenantes d’une vingtaine d’artistes.

Title

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Sed molestie scelerisque ultrices. Nullam venenatis, felis ut accumsan vestibulum, diam leo congue nisl, eget luctus sapien libero eget urna. Duis ac pellentesque nisi.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Sed molestie scelerisque ultrices. Nullam venenatis, felis ut accumsan vestibulum, diam leo congue nisl, eget luctus sapien libero eget urna. Duis ac pellentesque nisi.

Text Here

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Sed molestie scelerisque ultrices. Nullam venenatis, felis ut accumsan vestibulum, diam leo congue nisl, eget luctus sapien libero eget urna. Duis ac pellentesque nisi.

mettre un lien

Un flot de sang qui gicle des profondeurs de la terre, un bouddha argenté dans une grange, un slip géant parmi les publicités d’un terrain de foot, une structure de temple en poutres usagées à l’entrée d’un petit bois… le promeneur va de surprise en surprise en déambulant du côté de Molenbaix, petit village à quelques encablures de Tournai.

Perdue au milieu des champs, la Ferme d’Ecavée abrite ici un hôtel-restaurant idéalement situé pour celles et ceux qui veulent s’offrir un petit moment de déconnexion totale. Mais depuis quelques jours, le lieu est aussi devenu le point de départ d’une nouvelle biennale d’art contemporain imaginée par Bernard Adins. Mise sur pied, en à peine quelques mois, par Julien Foucart et Robin Legge, elle répond au nom étrange de Butor !

Les habitants du coin savent bien, eux, qu’il s’agit du nom d’un lieu aussi appelé Butte d’or qui, au XVIIIe et XIXe siècles était occupé par un moulin à l’huile et un moulin à vent. Pour les naturalistes, le butor est surtout un oiseau, petit héron des marais, capable de se fondre, immobile, dans la nature pour ne pas être repéré, mais aussi de pousser un cri puissant en cas de besoin. Ce qui le relie sans doute à la dénomination la plus connue du butor, soit un grossier personnage plutôt lourdaud.

La vie des hommes et le sang de la terre

Autant de significations que la vingtaine d’artistes invités à cette première biennale n’a pas manqué d’explorer à sa façon. Dès l’arrivée au parking, on est interpellé par les plaques minéralogiques servant d’indication aux différentes rangées. Sur le parking de gauche, il faut choisir entre « pour » et « contre ». Sur celui de droite, entre « pauvre » et « riche ». Partant d’éléments connus de tous, Emmanuel Dundic invite, avec une bonne dose d’humour, à choisir son camp.

Dès le parking, Emmanuel Dundic invite à choisir son camp… - D.R.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Sed molestie scelerisque ultrices. Nullam venenatis, felis ut accumsan vestibulum, diam leo congue nisl, eget luctus sapien libero eget urna. Duis ac pellentesque nisi.

Un peu plus loin, quelques ballots de paille sont disséminés dans une prairie. Quoi de plus normal à la campagne ? Mais ici, chaque ballot est associé à un objet inattendu : tapis, lustre, table… Une installation poétique de Mohammed Alani qu’on retrouve à plusieurs reprises dans le parcours avec, notamment, un curieux terrain de foot synthétique dont les buts semblent sortir d’une composition cubiste. Joli clin d’œil à la passion du foot qui anime le village de Molenbaix.

S’inspirant de la passion locale pour le foot, Mohammed Alani crée un terrain aux allures cubistes. - D.R.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Sed molestie scelerisque ultrices. Nullam venenatis, felis ut accumsan vestibulum, diam leo congue nisl, eget luctus sapien libero eget urna. Duis ac pellentesque nisi.

Charlotte Beaudry s’y est intéressée également, réalisant le double portrait géant de Léa, jeune joueuse locale de talent, sur le mur arrière de la minuscule tribune du terrain. Depuis celui-ci, parmi les nombreuses publicités de sponsors locaux, on découvre son Slip bleu géant, évoquant à la fois l’absence du corps et l’omniprésence masculine en ces lieux. Avec Nija « le chat », animal géant qu’on découvre derrière les grilles des anciennes écuries et Rose is a Rose is a Rose, petites peintures de tiges épineuses disséminées sur les murs de l’église du village, elle s’impose avec humour et délicatesse comme l’une des figures de proue de l’événement.

Charlotte Beaudry installe son « Slip bleu » géant parmi les publicités du terrain de foot de Molenbaix. - D.R.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Sed molestie scelerisque ultrices. Nullam venenatis, felis ut accumsan vestibulum, diam leo congue nisl, eget luctus sapien libero eget urna. Duis ac pellentesque nisi.

De la peinture, on passe à la sculpture avec Claude Cattelain qui installe sa Bissectrice, aux allures de catapulte, au milieu d’une prairie à l’abandon. Plus loin, ce spécialiste des équilibres délicats est tombé en arrêt devant un arbre abattu durant une tempête. Il y a discrètement ajouté cinq barres en laiton de 186,7 cm (sa propre taille) reliant ainsi l’arbre à la terre, à travers un matériau conducteur d’électricité.

Claude Cattelain relie au sol un arbre brisé par la tempête, à l’aide de fines barres en laiton de sa taille. - D.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Sed molestie scelerisque ultrices. Nullam venenatis, felis ut accumsan vestibulum, diam leo congue nisl, eget luctus sapien libero eget urna. Duis ac pellentesque nisi.

Ce rapport à la terre est également présent quelques mètres plus loin avec La terre saigne, formidable installation de Laurence Dervaux. Non loin d’un espace arboré souvent utilisé pour réaliser des photos de mariage, elle propose un élément décoratif classique des parcs et jardins : un plan d’eau circulaire avec, en son centre, un jet montant vers le ciel. Mais celui-ci n’a rien d’éthéré. D’un rouge vif, il évoque un puissant jet de sang surgissant des entrailles de la terre. Une terre blessée par l’homme en profondeur, le rouge vif évoquant le sang venu des artères, plus coloré que celui qui s’échappe de petites coupures superficielles. Un sang qui gicle vers le ciel sans crier gare avec une intensité irrégulière créant constamment un mouvement surprenant, également influencé par la force et la direction des vents.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Sed molestie scelerisque ultrices. Nullam venenatis, felis ut accumsan vestibulum, diam leo congue nisl, eget luctus sapien libero eget urna. Duis ac pellentesque nisi.

Bien d’autres sont également de la partie. Jacques Charlier propose une reproduction géante d’une œuvre réalisée en 1970 et ses statuettes de Sainte Rita. Nicolas Clément occupe l’incroyable site en ruine d’un ancien poulailler avec ses photographies de gens et de paysages du coin. Diego D’Onofrio a réalisé de réjouissantes cartes postales ainsi qu’un étonnant jeu de boules géantes coincées dans un ancien dispositif d’entraînement pour chevaux.

Nicolas Clément occupe l’ancien poulailler avec ses photographies de lieux et de personnages locaux. - D.R

Paysages perdus et Bouddha chromé

Sur une façade, Raphaël Decoster a créé un dessin géant tout en délicatesse et en subtilité. Marjorie Van Den Hauwe customise une ribambelle de trophées de concours hippiques à l’aide de jouets et autres objets décalés. Adrien Tirtiaux transforme un petit bosquet en panthéon naturel à l’aide de quelques poutres et d’une taille des branches hautes ouvrant un oculus vers le ciel. Une création qu’on ne peut s’empêcher de rapprocher du beau film de David Claerbout nous entraînant au cœur d’une forêt merveilleuse pleine de surprises.

À l’aide d’un traceur de maçon détourné en instrument de dessin, Raphaël Decoster crée une intrigante forme bleue sur une façade. - D.R.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Sed molestie scelerisque ultrices. Nullam venenatis, felis ut accumsan vestibulum, diam leo congue nisl, eget luctus sapien libero eget urna. Duis ac pellentesque nisi.

Xavier Mary se tourne, lui, vers l’Asie avec un Bouddha chromé entouré de chakras mêlant pneus industriels géants et installation lumineuse. Le collectif Fatras réinvente les tapisseries anciennes dans une fresque vidéo aux allures enfantines.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Sed molestie scelerisque ultrices. Nullam venenatis, felis ut accumsan vestibulum, diam leo congue nisl, eget luctus sapien libero eget urna. Duis ac pellentesque nisi.

Quant à Various Artists, nom de code d’un créateur aux identités multiples, il réinvente une forêt miniature dans l’ancien poulailler et crée un Secteur pavé NN fait de plaques en terre cuite réalisées sur place, portant divers textes courts tels que : « Ce chemin est celui de tous », « Interdit de ramasser des pierres » ou encore « De Molenbeek à Molenbaix ».

Various Artists invite à suivre son chemin en terre cuite en bordure des champs. - D.R

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Sed molestie scelerisque ultrices. Nullam venenatis, felis ut accumsan vestibulum, diam leo congue nisl, eget luctus sapien libero eget urna. Duis ac pellentesque nisi.

Butor passe ainsi constamment d’un genre à l’autre, du Ready-Made aux installations les plus complexes. Christophe Dehaene fait voir ses Paysages perdus (Verloren Landschappen) composés d’objets oubliés tandis que Maëlle Dufour installe en plein air d’étranges machineries évoquant aussi bien le monde agricole qu’un univers de science-fiction. Quant à Lise Duclaux, elle nous rappelle, à l’aide de quelques affiches, quelques vérités premières et poétiques telles que « nous ne sommes que les autres ».

Biennale Butor, jusqu’au 4 octobre, Ferme d’Ecavée, rue Haute 1, Molenbaix (Celles), www.butor-biennale.be

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Sed molestie scelerisque ultrices. Nullam venenatis, felis ut accumsan vestibulum, diam leo congue nisl, eget luctus sapien libero eget urna. Duis ac pellentesque nisi.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Sed molestie scelerisque ultrices. Nullam venenatis, felis ut accumsan vestibulum, diam leo congue nisl, eget luctus sapien libero eget urna. Duis ac pellentesque nisi.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Sed molestie scelerisque ultrices. Nullam venenatis, felis ut accumsan vestibulum, diam leo congue nisl, eget luctus sapien libero eget urna. Duis ac pellentesque nisi.

Un flot de sang qui gicle des profondeurs de la terre, un bouddha argenté dans une grange, un slip géant parmi les publicités d’un terrain de foot, une structure de temple en poutres usagées à l’entrée d’un petit bois… le promeneur va de surprise en surprise en déambulant du côté de Molenbaix, petit village à quelques encablures de Tournai.

Perdue au milieu des champs, la Ferme d’Ecavée abrite ici un hôtel-restaurant idéalement situé pour celles et ceux qui veulent s’offrir un petit moment de déconnexion totale. Mais depuis quelques jours, le lieu est aussi devenu le point de départ d’une nouvelle biennale d’art contemporain imaginée par Bernard Adins. Mise sur pied, en à peine quelques mois, par Julien Foucart et Robin Legge, elle répond au nom étrange de Butor !

Les habitants du coin savent bien, eux, qu’il s’agit du nom d’un lieu aussi appelé Butte d’or qui, au XVIIIe et XIXe siècles était occupé par un moulin à l’huile et un moulin à vent. Pour les naturalistes, le butor est surtout un oiseau, petit héron des marais, capable de se fondre, immobile, dans la nature pour ne pas être repéré, mais aussi de pousser un cri puissant en cas de besoin. Ce qui le relie sans doute à la dénomination la plus connue du butor, soit un grossier personnage plutôt lourdaud.

Connection

  • Mot de passe perdu ?
  • Identifiant perdu ?
Robert Crawley

Robert Crawley – Earl of Grantham

  • Patriarche, très attaché aux traditions.

  • Toujours en costume sombre, posture droite.

  • Attitude bienveillante mais parfois dépassée par les changements.

Galeries
  • Blindspot Gallery (Hong Kong) : blindspotgallery.com/artist/sin-wai-kin/
  • Soft Opening (Londres, autre galerie qui la représente)
  • Gasworks : gasworks.org.uk/artist/Sin-Wai-Kin-2018/