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Tom Hanks sort son premier roman, "Naissance d’un chef-d'œuvre du cinéma", et c'est un vrai coup de cœur

Tom Hanks l'acteur?

oui

Acteur

Philadelphia

1993 

Forest Gump

1994 Robert Zemeckis

Il faut sauver le soldat Ryan

1998 Steven Spielberg

La Ligne verte

The Green Mile

1999

Seul au monde

2000 Robeet Zemeckis

Da Vinci Code

2006 Ron Howard

Réalisateur

That Think You Do

1996 Tom Hanks 

Il n'est jamais trop tard

1993 et Nia Vardalos

2017 recueil de nouvelles

Questions de caractère

ce premier roman.

explore les coulisses d'un tournage de film de super-héros sur plus de 70 ans d'histoire américaine.

résumé, structure du roman

L'évolution de l'histoire en trois époques
  • 1947 (L'inspiration) : À Lone Butte en Californie, le petit Robby Andersen (5 ans) rencontre son oncle Bob Falls. Ce dernier est un vétéran de la Seconde Guerre mondiale marqué par les traumatismes des combats. Cette rencontre marque profondément l'enfant. [1, 2, 4]
  • 1970 (La création du comic) : Devenu un dessinateur de bandes dessinées underground à Oakland, Robby Andersen se souvient de son oncle. Il crée alors un comic intitulé La légende de Firefall, mettant en scène un soldat armé d'un lance-flammes. [1, 3]
  • Les années 2020 (Le tournage hollywoodien) : Un réalisateur excentrique et visionnaire, Bill Johnson, redécouvre ce comics oublié. Il décide de l'adapter dans un immense film de super-héros contemporain intitulé Knightshade vs Firefall : Usinage. []
Les coulisses du tournage
Le cœur du livre détaille la production chaotique et fascinante de ce film à travers l'industrie du cinéma. On y suit les interactions d'une galerie de personnages : [1, 2, 3]
  • Le réalisateur excentrique.
  • Une star masculine particulièrement capricieuse et arrogante.
  • Al Mac-Teer, l'assistante de production indispensable et infatigable qui résout tous les problèmes logistiques.
  • Les maquilleurs, les chauffeurs, et les techniciens de l'ombre. [1, 2, 3, 4, 5]
Le roman adopte un style original, entrecoupé de notes d'intentions, de scripts fictifs et même de planches de comics intégrées dans le livre. L'histoire se clôture en 2020 par la projection pleine d'émotion du film terminé à Times Square. [1, 2, 3, 4]

je pars à la découverte de l'Amérique géographique

Le début de Naissance d'un chef-d'œuvre du cinéma s'ancre dans deux lieux californiens très précis. L'un est fictif, l'autre est réel, et tous deux font directement écho à l'enfance de l'auteur. [1, 2]
Voici les clés pour mieux vous repérer géographiquement :
1. Lone Butte (Californie) : Le point de départ (1947)
  • Le statut du lieu : Lone Butte est une petite ville fictive. Tom Hanks l'a inventée pour représenter les bourgades rurales, isolées et poussiéreuses de la Californie de l'après-guerre. [1, 2]
  • Dans l'histoire : C'est là que vit le petit Robby Andersen (5 ans) avec sa mère Lulu. C'est dans ce décor figé que débarque l'oncle Bob Falls à moto, traumatisé par les combats à la suite de sa participation à la Seconde Guerre mondiale. [1, 2]
  • Le clin d'œil : Plus tard dans le roman, toute l'équipe hollywoodienne revient s'installer à Lone Butte pour y tourner les scènes clés du film de super-héros. [1]
2. Oakland (Californie) : L'effervescence des années 1970
  • Le statut du lieu : Oakland est une ville bien réelle, située dans la baie de San Francisco, juste en face de la célèbre ville du même nom.
  • Dans l'histoire : Vingt-trois ans plus tard, en 1970, Robby a grandi et s'est installé à Oakland. À cette époque, cette ville est un immense foyer de contre-culture, de militantisme et d'art underground. C'est dans cette ambiance d'effervescence artistique que Robby crée sa bande dessinée La légende de Firefall. [1]
  • Le lien avec Tom Hanks : Ce choix n'est pas un hasard. Tom Hanks a lui-même grandi et fait ses études à Oakland (au Skyline High School et au Chabot College). Il connaît parfaitement l'atmosphère de cette ville à cette époque précise.
3. Les îles Salomon / Guadalcanal : L'origine du traumatisme
  • Le statut du lieu : Il s'agit d'un archipel de l'océan Pacifique.
  • Dans l'histoire : Même si l'action débute en Californie, l'esprit de l'oncle Bob est resté à Guadalcanal. C'est sur cette île du Pacifique qu'il a combattu comme opérateur de lance-flammes pour les Marines. C'est ce lieu lointain et cauchemardesque qui inspire graphiquement le petit Robby pour concevoir son futur héros. [1, 2, 3, 4]
En résumé, l'histoire commence dans l'isolement de la Californie rurale (Lone Butte), transite par la culture urbaine de la Baie de San Francisco (Oakland), avant de basculer vers les studios géants de Los Angeles / Hollywood pour la suite du livre. [1, 2, 3, 4]

critiques IA

Les critiques au sujet du premier roman de Tom Hanks, "Naissance d'un chef-d'œuvre du cinéma. Aperçu du lien. Site : Éditions du Seuil. Titre : Naissance d'un chef-d'oeuvre du cinéma ,... - Editions Seuil. Naissance d'un chef-d'œuvre du cinéma, sont globalement partagées, allant de l'enthousiasme chaleureux à la déception face aux longueurs du récit. [1]
Les avis de la presse et des lecteurs se divisent autour de points bien précis :
🟢 Ce que la critique a salué (Les points forts)
  • Un vrai regard d'initié : La presse apprécie la justesse avec laquelle l'acteur décrit l'envers du décor. Il rend un vibrant hommage aux métiers de l'ombre (techniciens, assistants, chauffeurs) plutôt que de se focaliser uniquement sur les stars. [1, 2]
  • L'énergie et l'inventivité : Des critiques comme Éric Neuhoff dans https://www.lefigaro.fr/livres/naissance-d-un-chef-d-oeuvre-du-cinema-de-tom-hanks-quand-eric-neuhoff-a-lu-et-adore-le-premier-roman-du-comedien-americain- Le Figaro ont salué un livre plein de « souffle, de rythme et d'invention ». Rolling Stone et Madame Figaro décrivent un récit malicieux, drôle, bienveillant et sincère. [1, 2, 3]
  • L'originalité de la forme : Les sauts dans le temps et l'intégration de faux scripts, de notes de production ou de planches de comics ont été jugés très ludiques par Le Parisien. [1]
🔴 Ce que la critique a reproché (Les points faibles)
  • Un excès de détails et de longueurs : Plusieurs critiques littéraires (notamment anglophones et la revue Le Point en France) estiment que le livre souffre d'un manque de coupes éditoriales. Le livre est parfois jugé « trop bavard » ou étouffant à cause d'une profusion de détails techniques qui ralentissent l'intrigue. [1, 2, 3]
  • Un manque de tension dramatique : Des chroniqueurs regrettent l'absence d'un véritable « méchant » ou de conflits majeurs. Les personnages sont parfois décrits comme trop lisses ou trop gentils, ce qui diminue le suspense de la production du film. [1, 2, 3, 4]
En résumé, si vous aimez les histoires humaines bienveillantes et que les détails techniques sur la fabrication d'un film vous passionnent, ce livre a de grandes chances de vous plaire. Si vous cherchez un thriller hollywoodien au rythme haletant, vous risquez de trouver le temps un peu long.
Souhaitez-vous que je vous aide à trouver un extrait à lire en ligne, ou préférez-vous des suggestions de livres similaires sur les coulisses du cinéma ?
Les réponses de l'IA peuvent contenir des erreurs. https://support.google.com/websearch?p%3Daimode&ved=2ahUKEwiM07WE_8mVAxWR_rsIHbBRJr4Qx6APeggIAAgACBkQAQ&opi=89978449&cd&psig=AOvVaw30NVzYlnwc8uIVKPLEGblB&ust=1783837598468000" data-processed="true" data-copy-service-computed-style="font-family: Google Sans, Arial, sans-serif; font-size: 14px; font-weight: 500; margin: 0px; text-decoration: underline dotted; border-bottom: 0px rgb(86, 89, 94);">En savoir plus
Les critiques au sujet du roman https://www.seuil.com/ouvrage/naissance-d-un-chef-d-oeuvre-du-cinema-tom-hanks/9782021549621&ved=2ahUKEwjm27WE_8mVAxWwgP0HHT_JELEQy_kOeggIAAgCCAcQAQ&opi=89978449&cd&psig=AOvVaw3dhVT_KDgSx-yDIQwLODgg&ust=1783837598469000" data-processed="true" aria-label="Naissance d'un chef-d'œuvre du cinéma. Aperçu du lien. Site : Éditions du Seuil. Titre : Naissance d'un chef-d'oeuvre du cinéma ,... - Editions Seuil. URL : https://www.seuil.com/ouvrage/naissance-d-un-chef-d-oeuvre-du-cinema-tom-hanks/9782021549621." data-copy-service-computed-style="font-family: Google Sans, Arial, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: 500; margin: 0px; text-decoration: underline 1px rgb(21, 88, 214); border-bottom: 0px rgb(21, 88, 214);">Naissance d'un chef-d'œuvre du cinéma de Tom Hanks sont globalement positives et enthousiastes, saluant une immersion fascinante dans les coulisses de Hollywood, même si certains lecteurs lui reprochent quelques longueurs. [1, 2]
Voici la synthèse des principaux avis de la presse et des lecteurs :
Les points forts largement salués
  • Une immersion d'initié unique : Les critiques adorent le regard ultra-précis que Tom Hanks porte sur son propre milieu. Il ne se contente pas de filmer les stars ; il rend un vibrant hommage aux métiers de l'ombre (techniciens, chauffeurs, assistantes de production). [1, 2, 3, 4]
  • L'originalité de la forme : Le quotidien Le Parisien souligne que le livre « bouscule les codes du roman traditionnel » en intégrant de fausses notes d'intention, des extraits de scénarios et des planches de comics. [1]
  • Un ton bienveillant et malicieux : Le magazine Rolling Stone qualifie le récit d'« inventif, drôle, bienveillant ». Le style de Tom Hanks est jugé très généreux, sincère et teinté d'une ironie légère. [1, 2]
  • Le souffle romanesque : Éric Neuhoff dans Le Figaro Littéraire parle d'une « énorme surprise » et affirme que l'acteur a « du souffle, du rythme, de l'invention à revendre ». [1]
Les quelques points faibles relevés
  • Un excès de détails techniques : Certains critiques, comme ceux du journal Le Point ou des chroniqueurs littéraires, ont trouvé le livre « trop bavard ». Le luxe de détails sur la logistique des tournages ou la fabrication des bandes dessinées a parfois été jugé étouffant ou trop lourd. [1, 2]
  • Un manque de tension dramatique : Quelques lecteurs sur les plateformes comme https://www.babelio.com/livres/Hanks-Naissance-dun-chef-doeuvre-du-cinema/1969378&ved=2ahUKEwjm27WE_8mVAxWwgP0HHT_JELEQy_kOeggIAAgCCBIQCA&opi=89978449&cd&psig=AOvVaw3dhVT_KDgSx-yDIQwLODgg&ust=1783837598469000" data-copy-service-computed-style="font-family: Google Sans, Arial, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: 500; margin: 0px; text-decoration: underline 1px rgb(21, 88, 214); border-bottom: 0px rgb(21, 88, 214);">Babelio soulignent que l'histoire manque parfois de "méchants" ou de véritables conflits, les personnages étant globalement tous très attachants et gentils. [1, 2, 3]
En résumé, si vous aimez le cinéma et que les récits denses et détaillés ne vous font pas peur, c'est une lecture très largement recommandée pour son authenticité. [1]
Souhaitez-vous que je vous aide à trouver des extraits du livre pour vous faire votre propre idée, ou préférez-vous passer à un autre aspect de sa carrière d'écrivain ?
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2024 conseillère communale Leuze?
atelier mains d'encre Gravure Stragier Martine

«Mains d'encre» expo de la graveuse Martine Stragier à la Loggia dell'arte à Herseaux

A Herseaux, la Loggia Dell'arte accueille la graveuse Martine Stragier. L'artiste aime jouer avec les matières et les textures, l'encre et l'écriture, les cassures et les failles pour réaliser à l'instinct des oeuvres riches et équilibrées. « Mains d'encre » est à découvrir du 16 avril au 15 mai.(2022-


déouvert dans un article Le Vif de 2025 lors de l'attente de ma voiture à l'entretien au garage Opel à Tournai.
Architecte paysagiste belge
voir photos lightroom décembre 2025 (Mons avec Stephan)

David Hockney : des piscines californiennes à la joie simple   du paysage 

David Hockney : des piscines californiennes à la joie simple   du paysage.

Jean-Marie Wynants
La dévotion de David Hockneyau travail est peut-être un des choses qu’on oublie trop souvent à son propos.Reuters.
 Mort ce jeudi 11 juin à Londres, David Hockney laisse une œuvre, entre peintures, photographies et film, surtout liée au portrait et au paysage.  
 
Figure majeure de l’art des XX et XXI e  siècle, David Hockney aura traversé le temps en s’affranchissant des modes, tout en se passionnant pour toutes les nouveautés. Proposant de grandes œuvres figuratives dans les années 1960, alors que la mode était à l’abstraction et au pop art, il fut, dès 2010, l’un des premiers à créer directement sur iPhone, puis sur iPad. Surtout, son œuvre aura presque toujours été autobiographique, s’inspirant de sa famille, de ses amis, de ses amants, des lieux où il vivait…
Né le 9 juillet 1937 à Bradford, au Royaume-Uni, il y avait fréquenté l’école d’art avant d’étudier au Royal College de Londres. « J’ai toujours su que je devais quitter Bradford », nous racontait-il lors d’une visite dans sa propriété normande en 2022. « J’ai obtenu une bourse d’études pour le Royal College of Art et une petite subvention avec laquelle je pouvais tout juste vivre. Mais dès ma deuxième année, j’ai commencé à vendre un peu mes œuvres. Et je suis donc devenu un riche étudiant. Je pouvais m’acheter des fardes de cigarettes. Puis, en 1961, je suis allé pour la première fois à New York. J’ai trouvé ça incroyable : la ville où on ne dort jamais, les restaurants ouverts 24 h sur 24… »

9 juillet 1937

Bradford Royaume-Uni


Bradford est une ville située dans le Yorkshire de l'Ouest en Angleterre, au pied des Pennines, à 14 km à l'ouest de Leeds et à 26 km au nord-ouest de Wakefield.

1937-2026

figuratif - abstraction

oeuvre autobiographique

tableau - photo -vidéo ) crée directement sur Iphone puis Ipad

L’Amérique, nouvel horizon créatif

Les Etats-Unis deviennent son terrain de jeu et sa nouvelle patrie. C’est là aussi qu’il se crée un look qui va le distinguer de son entourage. « Les cheveux blonds, c’est venu lors de mon premier séjour à New York. On regardait la télévision et il y a eu une publicité pour se teindre en blond : ❝ Blondes have more fun…❞ (Les blondes s’amusent plus…, NDLR). Je vivais avec un garçon à Brooklyn et je lui ai dit : ❝Pourquoi ne pas essayer ?❞ On a acheté ce produit et j’ai trouvé que ça m’allait bien. Puis je suis rentré à Londres, alors qu’un de mes frères partait en Australie. Je suis tombé sur ma famille à la gare. Ma mère m’a dit : ❝C’est quoi ça ?❞ J’ai prétendu que j’avais utilisé un shampoing trop puissant. Et j’ai gardé ce look pendant des années en faisant une teinture tous les deux mois. »
Dès 1964, il quitte New York pour Los Angeles. « Ce n’était pas une ville de nuit comme New York. C’était une ville de jour. Les gens du secteur du cinéma commençaient à travailler dans les studios à 7 h du matin et se couchaient à 22 h. (…) A L.A., d’où qu’on venait, tout le monde était le bienvenu. En 1964, c’était encore une ville très importante pour le cinéma. On pouvait tout y faire, car à Hollywood on avait toujours la garantie d’avoir de bonnes lumières et un bon son. »
Dans la capitale mondiale du cinéma, David Hockney trouve des personnages et des décors à son goût. C’est en Californie qu’il peint, en 1967, son œuvre la plus célèbre, A Bigger Splash. Aujourd’hui, encore, ce tableau conserve un côté mystérieux. On l’a bien sûr associé au mouvement pop art ainsi qu’à la photographie et au cinéma, deux domaines qu’il a également explorés.
De ce tableau, on retient généralement la composition impeccable, le ciel bleu, l’architecture d’une villa moderne et, bien sûr, la gerbe d’eau qui donne son titre au tableau. Quelqu’un vient de plonger, mais aucun corps n’est visible. Lorsqu’il réalise cette toile, cela fait déjà un moment qu’il représente des architectures modernes, des piscines d’un bleu éclatant et des personnages dans des intérieurs design comme il en trouve un peu partout dans les milieux arty californien.
 
Pour David Hockney lui-même, une autre chose était essentielle dans ce tableau : la technique utilisée. Il travaille en effet avec la peinture acrylique qu’il applique au rouleau avant de finaliser les détails avec divers pinceaux. Tout est parfaitement clair, délimité, proche d’une composition géométrique abstraite. Pourtant, c’est bien d’un paysage californien qu’il s’agit, avec ses deux minces palmiers en fond, le reflet des bâtiments voisins dans la baie vitrée et une chaise vide rappelant celles des tournages hollywoodiens.
Et puis, dans ce monde parfait, un corps désormais invisible s’est élancé sur la planche et a plongé dans la piscine, faisant surgir la vie dans un décor figé. Hockney racontait volontiers qu’il avait adoré peindre ce moment suspendu où les gerbes d’eau s’élèvent dans les airs. Et que cet événement de deux secondes lui avait demandé deux semaines de travail

1961 - New-York

1964 - Los Angeles

cheveux blonds

A Bigger Splash

Aujourd’hui, encore, ce tableau conserve un côté mystérieux. On l’a bien sûr associé au mouvement pop art ainsi qu’à la photographie et au cinéma, deux domaines qu’il a également explorés.
De ce tableau, on retient généralement la composition impeccable, le ciel bleu, l’architecture d’une villa moderne et, bien sûr, la gerbe d’eau qui donne son titre au tableau. Quelqu’un vient de plonger, mais aucun corps n’est visible. Lorsqu’il réalise cette toile, cela fait déjà un moment qu’il représente des architectures modernes, des piscines d’un bleu éclatant et des personnages dans des intérieurs design comme il en trouve un peu partout dans les milieux arty californien.
 
Pour David Hockney lui-même, une autre chose était essentielle dans ce tableau : la technique utilisée. Il travaille en effet avec la peinture acrylique qu’il applique au rouleau avant de finaliser les détails avec divers pinceaux. Tout est parfaitement clair, délimité, proche d’une composition géométrique abstraite. Pourtant, c’est bien d’un paysage californien qu’il s’agit, avec ses deux minces palmiers en fond, le reflet des bâtiments voisins dans la baie vitrée et une chaise vide rappelant celles des tournages hollywoodiens.
Et puis, dans ce monde parfait, un corps désormais invisible s’est élancé sur la planche et a plongé dans la piscine, faisant surgir la vie dans un décor figé. Hockney racontait volontiers qu’il avait adoré peindre ce moment suspendu où les gerbes d’eau s’élèvent dans les airs. Et que cet événement de deux secondes lui avait demandé deux semaines de travail

Le retour au pays

Car cette dévotion au travail est peut-être une des choses qu’on oublie trop souvent à son propos. Il laisse derrière lui tellement de toiles, de dessins, de compositions photographiques, de films, qu’on a fini par y voir la marque d’un surdoué produisant à un rythme soutenu avec un peu trop de facilité. Or, ce qui le caractérisait avant tout était son acharnement au travail, son goût pour les disciplines les plus variées et son intérêt pour toutes les nouveautés surgissant dans son champ de création.
A propos de sa décision d’étudier dans une école d’art, il racontait en 2022 : « Un voisin me disait : ❝Des tas de gens qui vont dans les écoles d’art ne travaillent pas.❞ Je lui répondais : ❝Moi, si j’y vais, je vais travailler dur.❞ Et c’est ce que j’ai fait. J’étais à l’école de 9 à 21 h, car quand on suivait les cours réguliers, on pouvait aussi rester aux cours du soir. C’est ainsi que j’ai appris à dessiner. Et apprendre à dessiner, c’est d’abord apprendre à regarder. »
 
Après les années américaines, il avait retrouvé son Yorkshire natal à partir de la fin des années 90, avant de s’y fixer en 2005. Là, il avait redécouvert les paysages de son enfance qu’il s’était alors mis à peindre avec gourmandise. Il avait ensuite fait de même avec les paysages de Normandie où il s’était installé. Dès 2010, il avait commencé à créer directement sur iPhone, puis sur iPad, immortalisant le rythme des saisons.
Lorsque nous l’avions rencontré dans le paysage enchanteur de sa propriété de Rumesnil, on nous avait prévenus qu’il était fatigué, que l’entretien durerait 40 minutes au maximum et que les photos ne pouvaient se faire qu’à un seul endroit. Après une heure, lorsque nous lui avions demandé s’il voulait s’arrêter, il nous avait regardés avec étonnement, nous encourageant à continuer. Durant près de trois heures, il s’était raconté avec un mélange de simplicité et d’espièglerie. Un vieux gamin qui, dans les années suivantes, allait continuer à travailler encore et encore, faisant jaillir la lumière et les couleurs dans ses paysages et multipliant les expositions. Il avait rassemblé plus de 165.000 personnes à Bozar en 2021-2022, avant de faire courir les foules à la Fondation Louis Vuitton en 2025, année où on avait aussi pu le retrouver au Musée des Beaux-Arts de Mons, en compagnie de Van Gogh notamment. Deux amoureux du paysage et de la lumière.

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  1. Marjane Satrapi
  2. Les trois grâces
  3. Bozar - Bellezza e Bruttezza

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Connection

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Robert Crawley

Robert Crawley – Earl of Grantham

  • Patriarche, très attaché aux traditions.

  • Toujours en costume sombre, posture droite.

  • Attitude bienveillante mais parfois dépassée par les changements.