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New York

New York, la célèbre inconnue

Évasion /

So Soir samedi 13 juin 2026

Par Charlotte Vanbever Photos Unsplash, Pexels.

Par Charlotte Vanbever Photos Unsplash, Pexels.

GENERAL
13/06/2026

New York,   la célèbre inconnue 

Par Charlotte Vanbever Photos Unsplash, Pexels.
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À l’ouest de Manhattan, dans le New Jersey, un stade, le MetLife, vers lequel tous les regards seront tournés lors de la finale de la Coupe du monde de football. Tout autour, la ville de New York et un État souvent dans son ombre. On le met donc, avec d’autres quartiers moins « cliché », en lumière. (8/16)  
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Le son des machines à sous, on n’imagine pas qu’il résonne presque autant sur la côte est que dans le désert du Nevada. Pourtant, Atlantic City, ville du sud du New Jersey, est une réplique « balnéaire » de Las Vegas. L’air marin en plus, mais un même défi à relever : exister en dehors des casinos. Il y a 10 ans, la ville était au bord de la faillite… Pour sortir la tête du brouillard, il est donc bon de grimper les 228 marches qui mènent jusqu’au sommet du Absecon Lighthouse, l’un des plus anciens phares du pays.
Cet État, c’est celui du passage express, vers lequel on jette un lointain regard. On y atterrit, via Newark, et on le quitte presque aussi vite pour toucher du doigt le rêve américain, ou ce qu’il en reste, incarné par le gigantisme des gratte-ciel de Manhattan. Newark, pourtant, n’est pas qu’une ville qui se survole : plus grande ville d’un New Jersey, c’est son multiculturalisme – plus que sa vue très instagrammable sur la Statue de la Liberté – qui fait sa richesse. Dans cette « vieille » (à l’échelle historique américaine) ville des États-Unis, ancien centre industriel qui a longtemps souffert de sa réputation de métropole « rude » héritée des années 70 (corruption et émeutes raciales ont terni son image), située à 20 minutes en train de Manhattan, on déambule à pied, on arpente le quartier de Ironbound de pâtisseries portugaises en churrascarias brésiliennes et on plonge dans une ambiance du Vieux Continent dans la Basilique du Sacré-Cœur, cinquième plus grande cathédrale du pays. Newark est une ville à la croisée des mondes.
Celle aussi où il fera bon, pour les touristes, de séjourner pendant la Coupe du monde – le stade de MetLife, dans la petite commune marécageuse d’East Rutherford où se tiendront huit matchs ainsi que la finale du 19 juillet, et fief des Giants et Jets (équipes new yorkaises de football américain), n’est qu’à une vingtaine de minutes en transport –, loin des prix exorbitants de la trop convoitée Manhattan (et des tarifs de ses trains qui ont été multipliés par douze !), et plus au cœur de la « vraie » vie américaine.
Mais, impossible, de ne pas évoquer cet autre « centre du monde ». Celui qui fourmille, qui grouille, immortalisé par des rêves en technicolor. Ne comptez pas cependant sur nous pour vous parler de cette « Grosse pomme » (qui, oui, a un peu la grosse tête et fait de l’ombre à ses voisines) à travers Central Park et son Empire State Building (immanquables évidemment, au même titre que le MoMA, l’un des plus prestigieux musées du monde et le Guggenheim pour son architecture signée Frank Lloyd Wright qui est à elle seule une œuvre d’art)… Cette mégalopole new-yorkaise qu’on croit connaître parce que la culture populaire américaine nous y baigne (et berne) depuis des décennies (l’odeur du bitume et des bouches d’aération, et le bruit incessant de ses klaxons en plus, l’image en 3D reste séduisante mais moins idyllique) a une saveur qui s’apprécie loin de son downtown, hot dog à la main (oui, les clichés ont la dent dure…). Au-delà de l’image des super-nantis de la 5 e Avenue mais pas trop éloignée, pour qui a compris que Manhattan se vivait et se comprenait à pied hors d’un taxi jaune, la High Line offre l’une des expériences les plus vraies de la ville. Une promenade de 2,3 km - qui traverse à l’ouest le quartier de Chelsea et se termine sur les bords de l’Hudson sur les structures futuristes sur pilotis de Little Island (sur le quai 54 qui aurait dû accueillir les passagers du...Titanic), face au One World Trade Center et l’état du New Jersey voisin - suit le tracé d’une voie ferrée des années 30, transformée en parc végétalisé suspendu. Un toit vert dans une ville où on étouffe.
C’est encore une autre histoire que nous compte Brooklyn, la « hype », vibrante et chaleureuse. On n’évitera pas le cliché (au propre comme au figuré) de la pose depuis le pont de Brooklyn, avec, en arrière-plan, Manhattan, avant de se laisser porter par le charme naturel de cet arrondissement, le long de ses bâtiments industriels restaurés et colorés par le street art, transformés en boutiques hipster et restaurants modernes. Brooklyn se découvre à vélo, en longeant la baie et ses « piers », pour remonter jusqu’au quartier de Williamsburg et son Domino Park pour une halte détente, sur l’un des transats (ou l’herbe), au bord d’un terrain de beach-volley face à l’East River. Ici, ce n’est plus le grand New York, c’est un vent de coolitude de la côte ouest qui souffle. Et qui est renforcé en s’arrêtant, davantage pour le cadre que par gourmandise (même si le menu varié y est tout à fait correct), au Gran Torino, à proximité des animées Bedford et Driggs Avenue. Le patio extérieur est une oasis de tranquillité, entre palmiers et plantes vertes, sous les voiles d’ombrage (retenant aussi la pluie), face à un rafiot abandonné comme pour mieux rappeler qu’un autre monde plus détendu, loin du brouhaha de la mégalopole, n’est qu’à quelques pas… ou quelques rêves.
Retrouvez durant toute la Coupe du monde sur notre site la suite de notre voyage à travers les villes d’Amérique qui accueillent la compétition.
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Robert Crawley

Robert Crawley – Earl of Grantham

  • Patriarche, très attaché aux traditions.

  • Toujours en costume sombre, posture droite.

  • Attitude bienveillante mais parfois dépassée par les changements.

Galeries
  • Blindspot Gallery (Hong Kong) : blindspotgallery.com/artist/sin-wai-kin/
  • Soft Opening (Londres, autre galerie qui la représente)
  • Gasworks : gasworks.org.uk/artist/Sin-Wai-Kin-2018/