Après les années américaines, il avait retrouvé son Yorkshire natal à partir de la fin des années 90, avant de s’y fixer en 2005. Là, il avait redécouvert les paysages de son enfance qu’il s’était alors mis à peindre avec gourmandise. Il avait ensuite fait de même avec les paysages de Normandie où il s’était installé. Dès 2010, il avait commencé à créer directement sur iPhone, puis sur iPad, immortalisant le rythme des saisons. Lorsque nous l’avions rencontré dans le paysage enchanteur de sa propriété de Rumesnil, on nous avait prévenus qu’il était fatigué, que l’entretien durerait 40 minutes au maximum et que les photos ne pouvaient se faire qu’à un seul endroit. Après une heure, lorsque nous lui avions demandé s’il voulait s’arrêter, il nous avait regardés avec étonnement, nous encourageant à continuer. Durant près de trois heures, il s’était raconté avec un mélange de simplicité et d’espièglerie. Un vieux gamin qui, dans les années suivantes, allait continuer à travailler encore et encore, faisant jaillir la lumière et les couleurs dans ses paysages et multipliant les expositions. Il avait rassemblé plus de 165.000 personnes à Bozar en 2021-2022, avant de faire courir les foules à la Fondation Louis Vuitton en 2025, année où on avait aussi pu le retrouver au Musée des Beaux-Arts de Mons, en compagnie de Van Gogh notamment. Deux amoureux du paysage et de la lumière.